23 juin 2008
Agenda Militant du 23 au 29 Juin 2008
Lundi 23 Juin
- « Algérie, histoires à ne pas dire » à Eymoutiers à 21h soirée-débat avec Mustapha Benfodil et un film de Jean-Pierre Lledo
Mardi 24 Juin
Mercredi 25 Juin
Jeudi 26 juin
-Debat sur l'Eau à 18h30 au Conseil Régional(salle de l'assemblée)
-Concert gratuit Bernat Combi 22h Pl.de la Motte (Limoges)
voir aussi Programme complet URBAKA http://www.urbaka.com/2007programme.php
Vendredi 27 Juin
-Trajectoires algériennes écrites des deux rives de la Méditerranée - Journées littéraires(organisées par l’Université de Limoges et l’Association Cultures Maghreb Limousin) à 18h30 : Soumya Ammar Khodja, « Dans la légèreté des choses... », lecture du roman « Une éducation algérienne, de La révolution algérienne à la décennie noire » de Wassila Tamzali (CCSM J Gagnant, Limoges)
Samedi 28 Juin
-14h30 Table ronde " Trajectoires algériennes écrites des deux rives de la méditerranée " animée par Djilali Bencheikh en présence des auteurs : Jacqueline Brenot, Bachir Hadjadj, Liliane Raspail, Soumya Ammar Khodja. Et 18h-19 h 30 :dédicace de livres et pot de clôture(CCSM J Gagnant, Limoges)
Dimanche 29 Juin
!!!! Il se dit que SARKOZY passerait à Limoges cette semaine, donc Manif en prevision?
22 juin 2008
50 euros d’amende pour avoir refusé de se soumettre à un test ADN
50 euros d’amende pour avoir refusé de se soumettre à un test ADN
Vendredi 20 juin, le Tribunal de Grande Instance de Limoges a rendu son verdict concernant Alain Dorange : Il le désigne coupable d’avoir refusé de se soumettre à un test ADN et l’a condamné à une amende de 50 euros. Le 6 mai dernier, près d’une centaine de militants s’étaient rassemblés devant le tribunal de Limoges lors de l’audience pour soutenir Alain Dorange et dénoncer des pratiques judiciaires qui portent de plus en plus atteinte aux droits de l’Homme.
21 juin 2008
12 juillet Rassemblement anti-nucléaire à Paris
12 juillet Rassemblement des anti-nucléaires à Paris - allez y en bus !
Le réseau sortir du nucléaire organise un rassemblement européen
Tous à Paris le 12 juillet 2008 A 14h place de la République
Participez nombreux au grand rassemblement à Paris le 12 juillet 2008 !
Après les mobilisations contre le réacteur EPR en 2006 (30 000 manifestants à Cherbourg) et en 2007 (60 000 manifestants dans cinq villes de France), cette manifestation sera fondamentale.
En effet, le 1er juillet 2008, le gouvernement français présidera pour 6 mois l’Union européenne. L’énergie et le nucléaire sont deux enjeux majeurs de cette présidence.
Le lendemain du rassemblement, soit les 13 et 14 juillet, N. Sarkozy recevra à Paris des dizaines de chefs d’Etat de l’Union européenne et du pourtour méditerranéen (dont le dictateur libyen M. Kadhafi).
Le président français entend continuer à promouvoir le nucléaire, en le présentant comme une solution au changement climatique, ce qui est un mensonge pur et simple.
Le nucléaire n’est ni propre, ni renouvelable ! Le nucléaire constitue un risque grave et avéré pour les générations présentes et futures.
Ne laissons pas construire de nouveaux réacteurs ou sites nucléaires en France ou ailleurs dans le monde (EPR, Bure, ITER...).
Comme 90% des Européens, exigeons des investissements massifs dans les économies d’énergie et le développement des énergies renouvelables, seules solutions pour préserver efficacement le climat.
Face au changement climatique, le nucléaire n’est qu’une dangereuse illusion.
Tous à Paris, le samedi 12 juillet, pour dire NON au nucléaire et OUI aux alternatives énergétiques, seules porteuses d’avenir ! Merci d’avance pour votre participation.
Le réseau sortir du nucléaire
Départ en bus de LIMOGES (Attention pas de train sur la ligne Limoges-Paris du 12 au 14 juillet pour cause de travaux)
RDV parking de Cora zone commerciale de Beaubreuil à 4H45 (arrêt possible à LA SOUTERRAINE sur demande) - Arrivée sur Paris (Place de la République) vers 11h Départ de Paris vers 19 H / 20 H - Retour sur Limoges prévu vers 2H00
INSCRIPTION Pour le voyage au départ de Limoges (ou La Souterraine), ou pour toute précision, demande d’info, contactez Emelyne au 06 74 31 29 95 ou par courriel : faure.emelyne@wanadoo.fr
TARIF Plein tarif : 35 € ; petit budget : 20 € ; Soutien financier bienvenu si vous ne pouvez venir à Paris Chèque à l’ordre des « Amis de la Terre Limousin » à adresser si possible dès l’inscription à : Emelyne FAURE - Las Roussarias - 87400 St Denis des Murs
Toutes les infos concernant le rassemblement sur le site www.sortirdunucléaire.org
Directive de la Honte, l'Europe brunit! (suite)
Directive de la Honte, l'Europe brunit! (suite)
Vote pour l’adoption finale de la directive de la
Honte (Détail des votes par groupes) Composition du Parlement 783 députés (théoriquement 785) Résultat du vote : 369 pour, 197
contre , 106 abstentions 111
absents Vote par groupe - PPDE (démocrates chrétiens et conservateurs : UMP…) 286 députés 213 pour 1 contre 27 abstentions 45 absents - PSE (socialistes) 217 députés 34 pour
(espagnols) 102
contre 49
abstentions 32 absents N’ont pas pris part aux votes
7 socialistes français - Absents au vote mais ayant
signé la feuille de présence le 17: Schapira Peillon Hamon
Cottigny (M N Lieneman a fait
rectifier après vote son absence en vote contre) - ALDE (Alliance des
démocrates et des libéraux pour l'Europe) 100 députés 58 pour (dont Cavada) 7
contre (3 Modem) 20 abstentions (dont De Sarnez, Morillon) - Verts/ALE 43 députés 36 contre 2
abstentions 5 absents (M I Beguin a fait
rectifier après vote son absence en vote contre) - Nationalistes (Union de l'Europe des nations-pas de français dans ce groupe) 43 députés 40 pour 3 absents - GUE (gauche unie, communistes,…) 41 députés 36 contre 5 absents - ID (Démocratie et Indépendance
(souverainiste et eurosceptique) 22 députés 6 pour (De Villiers
et ses amis) 11 contre 3 abstentions 2 absents - Non inscrits 31 députés 15 pour (dont Le
Pen et les FN sauf Martinez qui s’abstient) 5 contre 5 abstentions 6
absents
20 juin 2008
Directive de la Honte, l'Europe brunit!
Le Parlement
européen a adopté la directive de la honte : Le Parlement européen, en adoptant, sans y ajouter le moindre
amendement, le texte de la « directive retour » négocié par les
ministres de l’Intérieur et de l’Immigration des 27 États membres, a perdu une
grande part de sa crédibilité quant à sa capacité à tenir son rôle d’instance
démocratique chargée notamment de la protection des citoyens en Europe. En prévoyant l'enfermement de
migrants non communautaires pour une durée maximale de 18 mois, en autorisant
l'expulsion d'enfants, qui plus est hors de leur territoire d’origine, en
instituant une interdiction du territoire européen de 5 ans, cette directive
porte atteinte aux libertés publiques et fait de l'enfermement un mode de
gestion courant des populations migrantes. 367 voix favorables, pour 206 voix hostiles et 109 abstentions Pour Pablo Krasnopolsky, membre de Réseau éducation sans frontières : «
Cette directive est une incitation à augmenter la durée de la rétention
administrative. Ça va pousser les Etats à l'amener le plus loin
possible. » Qui sont donc les élus français qui se sont ainsi fourvoyés? Voici le détail des votes:
un coup dur pour l’Europe des droits de l’Homme
Groupe GUE Contre
Groupe Socialiste divisé:et par exemple pour les socialistes français (mais ailleurs c'est pire!):
11 ont voté contre l'amendement de rejet, sans être POUR la directive..
Béatrice Patrie
Guy Bono
Marie Arlette Carlotti
Michel Rocard
Martine Roure
Bernadette Bourzai
Harlem Désir
Catherine Trautmann
Kader Arif
Bernard Poignant
Brigitte Douay
8 ont voté pour cet amendement, donc contre la directive.... ci-dessous:
Marie-Noëlle Lienemann
Stéphane Le Foll
Yannick Vaugrenard
Françoise Castex
Robert Navarro
André Laignel
Anne Ferreira
Gilles Savary
Les autres ????..sans doute absents....
Jean-Louis Cottigny
Vincent Peillon
Henri Weber
Marie-Line Reynaud
Bernadette Vergnaud
Benoît Hamon
Adeline Hazan,
Pierre Moscovici
Catherine Guy-Quint,
Pervenche Bérès
Pierre Schapira
Jean-Claude Fruteau
Le groupe Alde Liberaux (Bayrou) : Pour
Non au siège et au blocus à Gaza, oui à des négociations.
Non au siège et au blocus à Gaza, oui à des négociations.
Vendredi 20 juin à 17 h 00, parvis
de la médiathèque à Limoges
à l'appel de nombreuses organisations.
Prés de 1,5 millions de Palestiniens survivent enfermés à Gaza,
ghetto de 300 km² sous la menace quotidienne des agressions meurtrières
de l’armée israélienne qui encercle ce territoire et la menace d’une
catastrophe humanitaire. Les points de passage avec l’Egypte et
Israël sont fermés. Le carburant nécessaire au fonctionnement de l’unique
centrale électrique et l’aide alimentaire d’urgence dont dépendent 1
million d’habitants sont acheminés par ces points de passage
contrôlés par le gouvernement israélien. L’ONU avait récemment averti
qu’elle ne pourrait pas distribuer l’aide alimentaire faute de carburant.
Depuis le départ des colons de Gaza, l’élection du Hamas au parlement
palestinien en 2006 sous observation internationale, et sa prise de
contrôle de Gaza, le gouvernement israélien impose un blocus
économique et politique sur ce territoire et l’armée israélienne
s’autorise à mener régulièrement des opérations militaires.
Actuellement le gouvernement israélien menace les habitants de Gaza
d’une vaste offensive militaire qui fera de nombreuses victimes
à l’instar de la guerre menée au Liban durant l’été 2006.
Ces actes sont contraires aux conventions internationales sur la protection
des civils au cours d’un conflit et sont donc des crimes de guerre.
Nous demandons instamment au gouvernement français et à l’Union
européenne de faire pression sur le gouvernement israélien afin qu’il
mette un terme au siège et au blocus scandaleux de Gaza par la
réouverture des point de passage et qu’il entame des négociations
avec le Hamas. C’est le respect des droits des Palestiniens et les
négociations qui aboutiront à une paix juste et durable entre les
peuples palestinien et israélien.
17 juin 2008
Lettre d'Evo Morales aux députés européens
La "directive retour" est une directive de la honte par Evo Morales 12/06/2008
Le président de la République de Bolivie, Evo Morales, irrité par la "directive retour" de l'Union
Européenne qui durcit les conditions faites aux immigrés illégaux, envisage de bloquer les
négociations commerciales entre l'Europe et la Communauté andine, et menace d'imposer des
restrictions de visas aux voyageurs Européens. Il explique sa position dans cette lettre ouverte qu'il a
adressée aux eurodéputés :
«Jusqu'à la fin de la Seconde guerre mondiale, l'Europe était un continent d'émigrants. Des dizaines
de millions d'Européens partirent aux Amériques pour coloniser, échapper aux famines, aux crises
financières, aux guerres ou aux totalitarismes et à la persécution des minorités ethniques.
Aujourd'hui, je suis avec préoccupation le processus de la dite "directive retour". Ce texte, validé le 5
juin dernier par les ministres de l'Intérieur des 27 pays de l'Union européenne, doit être approuvé le
18 juin par le Parlement européen. Je percois qu'il durcit de manière drastique les conditions de
détention et d'expulsion des migrants sans papiers, quelle qu'ait été leur temps de séjour dans les
pays européens, leur situation de travail, leurs liens familiaux, leur volonté et le succès de leur
intégration.
Les Européens sont arrivés dans les pays d'Amérique latine et d'Amérique du Nord, en masse, sans
visa ni conditions imposées par les autorités. Ils furent toujours bienvenus, et le demeurent, dans
nos pays du continent américain, qui absorbèrent alors la misère économique européenne et ses
crises politiques. Ils vinrent sur notre continent en exploiter les richesses et les transférer en Europe,
avec un coût très élevé pour les peuples premiers de l'Amérique. Comme par exemple dans le cas de
notre Cerro Rico de Potosi et de ses fabuleuses mines qui donnèrent sa masse monétaire au
continent européen entre le XVIème et le XIXème siècle. Les personnes, les biens, les droits des
migrants européens furent toujours respectés.
Aujourd'hui, l'Union européenne est la principale destination des migrants du monde, conséquence
de son image positive d'espace de prospérité et de libertés publiques. L'immense majorité des
migrants viennent dans l'Union européenne pour contribuer à cette prospérité, non pour en profiter.
Ils occupent les emplois de travaux publics, dans la construction, les services aux personnes et dans
les hôpitaux, que ne peuvent ou ne veulent occuper les Européens.
Ils contribuent au dynamisme démographique du continent européen, à maintenir la relation entre
actifs et inactifs qui rend possible les généreux systèmes de solidarité sociale et dynamisent le
marché interne et la cohésion sociale. Les migrants offrent une solution aux problèmes
démographiques et financiers de l'UE.
Pour nous, nos émigrants représentent l'aide au développement que les Européens ne nous donnent
pas - vu que peu de pays atteignent réellement l'objectif minimum de 0,7% du PIB d'aide au
développement. L'Amérique latine a recu, en 2006, 68 milliards de dollars de transferts financiers de
ses émigrés, soit plus que le total des investissements étrangers dans nos pays.
Au niveau mondial, ces transferts atteignent 300 milliards de dollars, qui dépassent les 104 milliards
de dollars octroyés au nom de l'aide au développement. Mon propre pays, la Bolivie, a recu plus de
10% de son PIB en transferts de fond des migrants (1,1 milliards de dollars), soit un tiers de nos
exportations annuelles de gaz naturel.
Il apparaît que les flux de migration sont bénéfiques pour les Européens et, de manière marginale,
aussi pour nous du Tiers-Monde, bien que nous perdions des millions de personnes qualifiées en
lesquelles, d'une manière ou d'une autre, nos États, bien que pauvres, ont investi des ressources
humaines et financières.
Il est regrettable que le projet de "directive retour" complique terriblement cette réalité. Si nous
concevons que chaque État ou groupe d'États puisse définir ses politiques migratoires en toute
souveraineté, nous ne pouvons accepter que les droits fondamentaux des personnes soient déniés à
nos compatriotes et à nos frères latinoaméricains.
La directive retour prévoit la possibilité d'un enfermement des migrants sans papier jusqu'à 18 mois
avant leur expulsion - ou "éloignement" selon le terme de la directive. 18 mois ! Sans procès ni
justice ! Tel qu'il est, le projet de directive viole clairement les articles 2, 3, 5, 6, 7, 8 et 9 de la
Déclaration universelle des Droits de l'Homme de 1948. Et en particulier l'article 13 qui énonce : "1.
Toute personne a le droit de circuler librement et de choisir sa résidence à l'intérieur d'un Etat. 2.
Toute personne a le droit de quitter tout pays, y compris le sien, et de revenir dans son pays."
Et, pire que tout, il existe la possibilité d'emprisonner des mères de familles et des mineurs, sans
prendre en compte leur situation familiale ou scolaire, dans ces centres de rétention où nous savons
que surviennent des dépressions, des grèves de la faim, des suicides.
Comment pouvons-nous accepter sans réagir que soient concentrés dans ces camps nos
compatriotes et frères latinoaméricains sans papier, dont l'immense majorité travaille et s'intègre
depuis des années ? De quel côté est aujourd'hui le devoir d'ingérence humanitaire ? Où est la
"liberté de circuler", la protection contre les emprisonnements arbitraires ?
Parallèlement, l'Union européenne tente de convainre la Communauté Andine des Nations (Bolivie,
Colombie, Équateur, Pérou) de signer un "Accord d'association" qui inclue en son troisième pilier un
traité de libre-échange, de même nature et contenu que ceux qu'imposent les États-Unis. Nous
subissons une intense pression de la Commission européenne pour accepter des conditions de
profonde libéralisation pour le commerce, les services financiers, la propriété intellectuelle ou nos
services publics.
De plus, au nom de la "protection juridique", on nous reproche notre processus de nationalisation de
l'eau, du gaz et des télécommunications réalisés le Jour des travailleurs. Je demande, dans ce cas :
où est la "sécurité juridique" pour nos femmes, adolescents, enfants et travailleurs qui recherchent
un horizon meilleur en Europe ? Promouvoir d'un côté la liberté de circulation des marchandises et
des flux financiers, alors qu'en face nous voyons des emprisonnements sans jugement pour nos
frères qui ont essayé de circuler librement... Cela revient à nier les fondements de la liberté et des
droits démocratiques.
Dans ces conditions, si cette "directive retour" devait être approuvée, nous serions dans
l'impossibilité éthique d'approfondir les négociations avec l'Union européenne et nous nous
réservons le droit d'imposer aux citoyens européens les mêmes obligations de visas qui nous ont été
imposées le 1er avril 2007, selon le principe diplomatique de réciprocité. Nous ne l'avions pas exercé
jusqu'à maintenant, attendant justement des signaux positifs de l'UE.
Le monde, ses continents, ses océans, ses pôles, connaissent d'importantes difficultés : le
réchauffement global, la pollution, la disparition lente mais sûre des ressources énergétiques et de la
biodiversité alors qu'augmentent la faim et la misère dans tous les pays, fragilisant nos sociétés.
Faire des migrants, qu'ils soient sans papier ou non, les boucs émissaires de ces problèmes globaux,
n'est en rien une solution. Cela ne correspond à aucune réalité. Les problèmes de cohésion sociale
dont souffre l'Europe ne sont pas la faute des migrants, sinon le résultat du modèle de
développement imposé par le Nord, qui détruit la planète et démembre les sociétés des hommes.
Au nom du peuple de Bolivie, de tous mes frères du continent et des régions du monde comme le
Maghreb et les pays de l'Afrique, je fais appel à la conscience des dirigeants et députés européens,
des peuples, citoyens et militants d'Europe, pour que ne soit pas approuvée le texte de la "directive
retour".
Telle que nous la connaissons aujourd'hui, c'est une directive de la honte. J'appelle aussi l'Union
européenne à élaborer, dans les prochains mois, une politique migratoire respectueuse des droits de
l'Homme, qui permette le maintien de cette dynamique profitable pour les deux continents, qui
répare une fois pour toutes l'énorme dette historique, économique et écologique que les pays
d'Europe ont envers une grande partie du Tiers-Monde, et qui ferme définitivement les veines
toujours ouvertes de l'Amérique latine. Vous ne pouvez pas faillir aujourd'hui dans vos "politiques
d'intégration" comme vous avez échoué avec votre supposée "mission civilisatrice" du temps des
colonies.
Recevez tous, autorités, eurodéputés, camarades, un fraternel salut depuis la Bolivie. Et en
particulier notre solidarité envers tous les "clandestins".»
Evo Morales Ayma
Président de la République de Bolivie
13 juin 2008
Victoire du "non" en Irlande
Victoire du "NON" en Irlande
Le ministre irlandais de la Justice, Dermot Ahern, vient de reconnaître que les Irlandais avaient rejeté le traité européen de Lisbonne.
Je dis MERCI BEAUCOUP* au peuple irlandais, à mes amis!
*Go raibh míle maith agat
11 juin 2008
Un éditeur "révisionniste?" jugé le 17 juin à Tulle
Cet éditeur francilien est soupçonné d'être l'auteur d'un blog révisioniste qui évoque notamment le massacre d'Oradour sur Glane. Il comparaitra devant le tribunal correctionnel de Tulle le 17 juin prochain pour "apologie de crime contre l'humanité".
Le collectif "Maquis de Corrèze" s'est porté partie civile après avoir découvert un site qui présente le massacre d'Oradour-sur-Glane comme "de la falsification historique".
C'est révoltant et je trouve assez interessant que le jugement ai lieu une semaine aprés les cérémonies du 64ème anniversaire des massacres de Tulle et Oradour (j'étais présent comme beaucoup de responsables politiques à celle-ci).
10 juin 2008
Marina Petrella doit rester en France
Marina Petrella doit rester en France
Le décret de François Fillon autorisant l’extradition de Marina
Petrella vers l’Italie vient d’être publié. Marina est réfugiée en
France depuis plus de quinze ans. Elle a refait dans ce pays sa vie et
construit une famille, confiante dans la parole donnée par l’Etat
Français en 1983 et confirmée par tous les gouvernements successifs de
Pierre Mauroy à Alain Juppé. Sans approuver les actes de Marina et de
ses camarades, réaffirmant leur attachement au prince de non-violence,
Les Verts demandent au Premier Ministre de revenir sur son geste et
d’abandonner la procédure d’extradition.
L’extradition de Marina Petrella constituerait un bafouement de la parole de l’Etat démocratique français et de nos valeurs constitutionnelles. Alors que le gouvernement de Silvio Berlusconi, est aujourd’hui pointé du doigt par la communauté internationale et européenne pour sa violation des droits de l’homme, il n’est pas l’heure de renoncer à la parole de justice exprimée par l’Etat français.
A quelques mois du début de la présidence française de l’Union Européenne, nous demandons que le gouvernement français fasse le choix d’une Europe des libertés et des droits de l’homme.
Cécile Duflot
Ce texte est en ligne à l'adresse http://lesverts.fr/article









